01
Implant dentaire : quand l’INAMI intervient-il ?
L’assurance obligatoire belge prévoit une intervention pour des implants dans des situations précises. La plus connue concerne deux implants dans la mâchoire inférieure édentée, pour stabiliser une prothèse totale.
- le patient a au moins 70 ans ;
- il n’a plus de dents à la mâchoire inférieure depuis au moins un an ;
- il porte une prothèse inférieure totale d’au moins un an, en bon état, que le dentiste fixe sur les implants.
02
Prothèses et situations particulières
Pour les prothèses amovibles, l’INAMI prévoit une intervention à partir du 19e anniversaire ; jusqu’au 50e anniversaire, elle n’est due qu’après accord du Conseil technique dentaire ou du médecin-conseil. Des règles spécifiques existent aussi pour la restauration dentaire complexe de patients atteints d’un cancer, d’anodontie ou d’oligodontie.
Les montants d’intervention sont publiés chaque année par l’INAMI et dépendent de votre statut et du trajet de soins buccaux. Votre mutualité vous dira ce qui s’applique à vous ; votre assurance complémentaire éventuelle fixe ses propres conditions.
03
Le trajet de soins buccaux, y compris pour des soins à l’étranger
À partir de 19 ans, les personnes qui ont reçu des soins dentaires remboursés au cours de l’année civile précédente sont mieux remboursées pour la plupart des soins dentaires. L’INAMI précise que les soins dentaires remboursés via un régime spécifique, comme les soins dispensés à l’étranger, comptent aussi.
04
Soins dentaires dans un autre pays de l’EEE : comment la mutualité rembourse
Pour des soins programmés dans un autre État de l’EEE ou en Suisse, la carte européenne d’assurance maladie ne s’applique pas. Vous avancez les frais et, au retour, vous adressez la facture à votre mutualité, qui examine si les conditions sont réunies. L’INAMI souligne que ce remboursement n’est pas certain : contactez votre mutualité avant les soins.
Sans autorisation préalable, des soins programmés ne sont remboursés que sur la base des tarifs belges, et seulement s’ils sont remboursables en Belgique. Une autorisation est obligatoire, avant le départ, pour les soins avec au moins une nuit d’hospitalisation et pour les traitements ambulatoires nécessitant un CT-scan, une IRM, un PET-scan, un cathlab ou la radiothérapie. Si votre plan de traitement prévoit un examen d’imagerie, demandez à votre mutualité si une autorisation est nécessaire.
Hors EEE, des soins programmés ne peuvent être remboursés qu’avec l’accord préalable du médecin-conseil. Ces règles changent : vérifiez-les auprès de votre mutualité avant de partir.
05
Ce qui fait varier le coût total d’un implant ou d’un bridge
Un prix par implant ne dit pas grand-chose du coût final. Comptez avec :
- le nombre de séjours, souvent au moins deux pour un implant, avec une période de cicatrisation fixée par le praticien ;
- une éventuelle greffe osseuse, décidée seulement après examen et imagerie ;
- le système d’implant, le pilier, les provisoires et le matériau de la couronne ;
- les trajets et l’hébergement, en principe à votre charge ;
- le suivi en Belgique après votre retour.
06
Comparer un devis belge et un devis étranger
Demandez aux deux dentistes un plan de traitement écrit, acte par acte, pour le même traitement : nombre d’implants et d’éléments, système et matériaux, imagerie, greffe, provisoires, nombre de séjours, garantie. Présentez ensuite le devis étranger à votre mutualité pour savoir quels actes ont un équivalent remboursable en Belgique.
Questions de patients résidant en Belgique
Ma mutualité rembourse-t-elle un implant dentaire ?
L’assurance obligatoire intervient dans des cas précis, notamment deux implants dans la mâchoire inférieure édentée à partir de 70 ans, sous conditions. Votre assurance complémentaire peut avoir ses propres conditions : renseignez-vous auprès de votre mutualité.
Des soins dentaires faits dans un autre pays de l’UE sont-ils remboursés ?
Ils peuvent l’être, après examen par votre mutualité. Sans autorisation préalable, seulement sur la base des tarifs belges et pour des soins remboursables en Belgique.
Ai-je besoin d’une autorisation préalable ?
Oui pour les soins avec au moins une nuit d’hospitalisation et pour les traitements ambulatoires nécessitant notamment un CT-scan, une IRM ou un PET-scan. Elle doit être obtenue auprès du médecin-conseil de votre mutualité avant le départ.
Et des soins en Turquie ?
La Turquie est hors EEE. Selon l’INAMI, des soins programmés reçus hors EEE ne peuvent être remboursés qu’avec l’accord préalable du médecin-conseil.
Les soins faits à l’étranger comptent-ils pour mon trajet de soins buccaux ?
Oui, selon l’INAMI, les soins dentaires remboursés pour des soins dispensés à l’étranger comptent aussi.
Sources
Sources officielles et publiées sur lesquelles s’appuie cette page. Les règles et les tarifs évoluent : vérifiez la version en vigueur à la source avant de décider.
- Remboursement d'un examen dentaire réalisé avec un appareil Cone Beam CT (conditions des implants, art. 6, § 5bis) — INAMI
- Tarifs soins dentaires au 1er janvier 2026 — INAMI
- Le trajet de soins buccaux — INAMI
- Vous planifiez de vous faire soigner dans un État membre de l'EEE ou en Suisse — INAMI
- Vous planifiez de vous faire soigner dans un État hors EEE et sans convention bilatérale — INAMI
- Frais médicaux planifiés à l'étranger — Centre Européen des Consommateurs Belgique
- Programmer des soins médicaux dans un autre pays de l'UE — L'Europe est à vous (Commission européenne)
Pour les patients résidant en Belgique
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